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> CTPM du 16 février : la CFDT s’oppose à l’extension de l’entretien (...)
Dépêche publiée le lundi 22 février 2010
Entretien professionnel L’administration poursuit l’expérimentation de l’entretien professionnel en centrale ministérielle et en Douane avant une extension à toutes les directions. Trois nouveautés introduites dans l’expérimentation ont été présentées : • L’entretien sera toujours conduit par le supérieur hiérarchique direct (N +1) de l’agent mais son compte rendu sera visé par le N +2 (supérieur hiérarchique de l’évaluateur)). • Le recours contre le compte rendu de l’entretien cesse d’être un recours gracieux pour devenir un recours hiérarchique devant le N +2. • Le délai de recours passe de 10 à 15 jours. Ces petites mesures ne changent pas le fond du problème. L’entretien est un exercice bureaucratique d’allocation de réductions d’ancienneté et il prépare l’administration à la Prime de Fonction et de Résultats (PFR), c’est-à-dire à une accentuation de la rémunération au mérite. La CFDT Finances a condamné cette expérimentation et demandé qu’elle ne soit pas étendue. Déclaration de la CFDT Finances sur l’entretien professionnel Parmi les documents préparatoires à ce CTPM, figure un bilan de l’expérimentation sur l’entretien professionnel. La CFDT Finances remercie les services qui ont rassemblé un certain nombre d’informations mais elle ne peut que regretter le cadre très restrictif dans lequel le ministère cantonne l’élaboration de son bilan. Ce bilan élaboré unilatéralement par l’administration est simplement présenté aux organisations syndicales. Il n’est nulle part question d’en discuter les conclusions. Nous en voulons pour preuve que le bilan n’est pas inscrit à l’ordre du jour du CTPM alors même qu’un arrêté d’extension de l’expérimentation en cours est lui à l’ordre du jour. Nous en voulons encore pour preuve le fait que le conseil supérieur de la fonction publique de l’Etat prévu le 11 février devait tirer les conséquences d’un bilan positif aux finances avant même que les syndicats des finances aient été informés de ce bilan. Ensuite, nous devons regretter ici que la Douane ait étendu son expérimentation aux B et C sans tirer le bilan de celle qui était en cours pour les A. Même reproche à l’administration centrale du ministère pour son extension aux B. Bref on promène les organisations syndicales pendant que le dossier avance. Sur le fond, la CFDT Finances ne partage pas l’appréciation positive de l’expérimentation que vous nous présentez. Cette appréciation repose sur un critère principal celui du petit nombre de recours des agents contre le compte rendu de l’entretien ou l’attribution des réductions et majorations d’ancienneté. Les agents n’ont pas contesté la procédure mais sont-ils satisfaits de ses résultats ? Personne ne leur a demandé s’ils s’estiment reconnus grâce à l’entretien ou s’ils sont démotivés par un exercice arbitraire de répartition de récompenses pécuniaires. Personne n’a non plus demandé aux chefs de service s’ils pouvaient tirer de l’entretien un bénéfice en termes d’organisation du travail ou de dialogue avec les agents. Personne enfin ne peut assurer que le service public fonctionnera mieux ni même à un moindre coût grâce à cet entretien. Depuis le début de l’expérimentation, l’entretien a beaucoup évolué avec la mise en place en 2010 d’une nouvelle fiche d’évaluation. Cette fiche ressemble à s’y méprendre à une fiche de notation. Elle est devenue un formulaire à cocher et met l’accent sur les objectifs et indicateurs individuels assignés aux agents. Il s’agit donc bien d’un document qui sert non à aider les agents à l’accomplissement de leurs missions mais à les juger en fonction de résultats individuels. Au total, ce qui a bien fonctionné dans le dispositif si on en croit le bilan, c’est un exercice bureaucratique d’allocation de ressources et la préparation de l’administration à la PFR, c’est-à-dire une accentuation de la rémunération au mérite. En liant, l’entretien avec ce que nous appelons une évaluation-notation et avec la rémunération au mérite, l’administration a laissé passer une chance d’un entretien qui soit un réel outil de dialogue professionnel. La CFDT Finances demande donc l’abandon de la procédure d’évaluation-notation et s’oppose à toute extension de l’expérimentation. INSEE à l’horizon 2015 ? Les fédérations ont appelé l’attention sur le moyen terme de l’Insee à l’horizon 2015. En réponse, l’administration s’est contentée de renvoyer au groupe de travail directionnel qui se teindra en présence d’un représentant du ministère. Le ministère a toutefois demandé à l’INSEE d’accélérer ses travaux de préparation du calendrier. Déclaration des fédérations CGT - CFDT – CGT-FO – SUD et de leurs syndicats. Les orientations pour le moyen terme de l’Insee à l’horizon 2015 sont marquées par un contexte social et budgétaire des plus alarmants, associé à la baisse des effectifs que la pyramide des âges de l’INSEE aggrave. Nous sommes fortement étonnés que dans un tel climat la création du pôle messin soit maintenue !!! Nous continuons d’être inquiets pour l’avenir de la formation des cadres dans un Groupe des Écoles Nationales d’Économie et de Statistique qui passerait en établissement public. Les orientations pour le moyen terme nécessitaient d’autant plus une concertation active et une prise en compte des propositions faites par les organisations syndicales. L’inflexion sur l’avenir des agents du CNI d’Aix accordée par la Direction lors du CTP de l’Insee du 22 septembre 2009 avait permis d’espérer que les orientations dénommées « Ambition 2015 » pouvaient être discutées. Nous avons constaté 3 mois plus tard :
Dans ces conditions, nos organisations se sont rendues au CTP de décembre pour y poser une série de questions auxquelles nous souhaitions des réponses écrites et ont quitté la séance. Les déclarations et demandes ont été transmises par écrit à la direction de l’Insee. A ce jour, la Direction de l’Insee n’a pris en compte aucune de nos demandes. :
Nous avons pourtant des propositions à faire par exemple pour l’action régionale, pour les carrières des agents et sur d’autres points.
C’est pourquoi les syndicats nationaux CGT, CFDT, CGT-FO et SUD demandent, comme ils l’ont fait le 5 février dans une lettre ouverte au directeur général de l’Insee, que la Direction de l’Insee accepte d’ouvrir au personnel et aux organisations syndicales représentatives un véritable débat sur les orientations du Moyen Terme. Cela passe par trois exigences :
Nous espérons que ce CTP ministériel du 16 février sera l’occasion de donner un signal positif sur ces trois points. Non à l’Ordre infirmier Les fédérations syndicales ont exprimé leur opposition à la création de l’ordre infirmier qui implique une inscription et une cotisation (75 €) obligatoires. L’administration n’a donné aucune réponse à la demande syndicale de ne pas réprimer le boycott massif dans lequel l’immense majorité des infirmières sont engagées. Les fédérations des finances CGT, Solidaires, FO et CFDT se déclarent contre l’obligation de cotiser à l’ordre infirmier. Le Conseil National de l’Ordre Infirmier a adressé un appel à déclaration et au paiement d’une cotisation aux infirmières et infirmiers salariés de la Fonction publique et du secteur privé. Fermement opposées à la mise en place d’un ordre infirmier, les fédérations syndicales CGT, Solidaires, FO et CFDT dénoncent cette démarche inacceptable et sans fondement légal. Le Conseil National de l’Ordre Infirmier a demandé au Gouvernement d’organiser l’inscription automatique des professionnels. C’est ce qu’il a obtenu au travers l’article 63 de la loi du 21 juillet 2009 dite loi HPST (Hôpital, Patients, Santé, Territoires). Les fédérations demandent le respect des dispositions prévues par ce texte qui ne fait référence ni à une déclaration volontaire ni à un quelconque lien entre l’inscription au tableau tenu par l’Ordre et le versement d’une cotisation. Les fédérations refusent que ces personnels soient obligés de payer pour travailler. Elles rappellent que les employeurs, qu’ils soient publics ou privés, n’ont aucune légitimité à réclamer quelque preuve que ce soit d’une démarche d’inscription à l’ordre par une infirmière ni du paiement d’une cotisation. Par ailleurs, ils n‘ont pas vocation à se substituer au paiement de cette cotisation. Elles appellent les personnels infirmiers des ministères financiers à rejoindre le mouvement de leurs collègues de la Fonction publique en ne retournant ni le dossier d’inscription ni le questionnaire envoyé par l’Ordre et en boycottant la cotisation. Aujourd’hui nos quatre fédérations vous demandent de dire si vous laisserez les personnels des ministères financiers à l’abri de toute mesure coercitive. LE BLOG DE LA CFDT SANTE CONTRE L’ORDRE INFIRMIER Application des grilles du B Pendant que le ministère répondait en CTPM à la CFDT Finances qu’aucun calendrier de mise en œuvre n’était prévisible, la DGFiP annonçait le 1er septembre 2010 à ses syndicats directionnels… (Voir l’article “Cafouillages de calendrier”). Corps de contrôle des assurances Le projet de rapprochement entre le contrôle des assurances et la Banque de France suscitent une vive inquiétude chez les membres du corps. Les fédérations syndicales ont demandé à être reçues par le directeur de cabinet de Mme Lagarde. FIPH La CFDT Finances s’est inquiétée du renouvellement de la convention passée par le ministère avec le Fonds d’Insertion des Personnes Handicapées (FIPH). Le Secrétaire Général a affirmé qu’il « envisage pas de ne pas renouveler » la convention. Prime d’intéressement au MEDDEM Les fédérations ont une nouvelle fois regretté le refus du MEDDEM (Ministère de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de la mer) de verser aux agents d’origine finances la prime d’intéressement à laquelle ils ont droit. Le dossier « n’est pas clos » selon le ministère. |
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