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> Dépêche 1602 : DECLARATION LIMINAIRE AU G.T POLITIQUE INFORMATIQUE ET GESTION (...)
Madame la Présidente, Le groupe de travail de ce jour, dédié à la politique informatique de notre administration, nous dresse un tableau idyllique de notre informatique douanière. Pourtant, dès la lecture de la première fiche, nous constatons que notre outil de communication laisse peu de place à la vraie communication et à la concertation. La T.E.S.I ( Trajectoire d’Evolution du Système d’Information) exclut les T.S.I, ne les consulte pas, et les informe peu. La surveillance reste un parent pauvre quant à la qualité de son parc informatique, alors que les nouvelles techniques de travail et la réforme de la retenue douanière imposent aux services de terrain une plus grande efficacité et réactivité. A contrario, notre administration rivalise en quantité de projets dont les engagements de respects de délais de livraison ne sont pas tenus, et qui ne sont pas soumis à une priorisation. Aladin NG lors d’une instance de concertation à la DG fin 2010, nous était présentée comme le nirvana devant révolutionner la pensée douanière dès le premier trimestre 2011. En cette fin d’année, force est de constater que les annonces étaient bien optimistes !! Qu’en sera-t-il de cet Aladin NG techniquement largement en deçà des prévisions ? Combien aura t’il coûté ? A quel stade se situe son fameux moteur de recherche ? Pourquoi le renouvellement et la réactivation des cartes Cado se révèlent ils si compliqués, à quelques mois d’une seconde arrivée annoncée d’Aladin NG ? La volonté de la direction générale de favoriser un déroulement de carrière au sein de la filière informatique dans la catégorie A répond à certaines logiques. S’il y a en effet une cohérence à considérer que l’encadrement supérieur de la filière ait une technicité reconnue, la CFDT ne peut accepter que cette politique de déroulement au sein d’une même filière ne se concrétise pas également pour les agents de catégories C & B, à travers des promotions. Ainsi, les agents de catégorie C se voient exclus d’un passage à la catégorie B par le biais d’un examen professionnel. La formation des informaticiens nous laisse également dubitatifs ; les journées de séminaires laissent de nombreux T.S.I sur leur faim, tandis que la semaine des T.S.I organisée en 2010, n’a pas été reconduite en 2011 au grand dam des intéressés. Quant aux formations IGPDE, bien qu’intéressantes, celles-ci sont très théoriques mais semblent peu adaptées au métier de T.S.I. La fiche numéro 4 relative aux contractuels, et plus particulièrement à ceux ayant un niveau de catégorie B, soulève un questionnement sur le recours à des agents externes, alors que la filière informatique exclut le passage de la catégorie C à la B. Néanmoins, l’idée de recourir à des agents ne disposant pas des niveaux de qualification requis en contrepartie d’un engagement de formation en cas de sélection reçoit notre assentiment. En fait, la filière informatique est à ce jour bien peu attractive pour les agents de catégories C & B ; les derniers étant bloqués au grade de CP. L’avenir du réseau T.S.I ne peut se limiter à l’inter-régionalisation, laquelle peut avoir une utilité en terme de gestion administrative et hiérarchique des personnels (chefs de P.L.I), mais se révèle bien peu efficace si l’administration décide de les affecter géographiquement au siège de chaque interrégion. Les T.S.I doivent demeurer au sein des directions régionales afin de mieux assister les services de terrain, et répondre aux besoins opérationnels des directeurs régionaux et chefs divisionnaires. Enfin, nos T.S.I ne doivent pas se voir confier de tâches de formation en sus de leurs missions usuelles déjà très accaparantes. La notion de délai de route est une réalité pour les intéressés. La CFDT s’interroge en conclusion sur la surabondance d’applications informatiques, le recours aux prestataires privées pour leur conception, et la problématique qui peut découler en terme de déontologie et de secret professionnel. En outre, alors que certains groupes de travail antérieurs ont abordé la question des budgets qui sont alloués à l’informatique douanière, celui de ce jour l’occulte totalement. Quelle est la proportion du budget informatique de la Douane dédiée aux prestataires privés ? Montreuil, le 25 novembre 2011 |
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