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> depeche N°633 : Les élections à l’EPA masse du 20 mai prochain écornent l’unité (...)
Cette information, quoi qu’ait pu en dire le journal « Les Echos » que relaie l’UNSA Finances et douanes, avec une indignation de circonstance est fausse comme en témoigne la déclaration de la CFDT que vous trouverez intégralement ci-dessous : « Modifier le paramètre des « 6 mois » de cotisation n’a aucun sens si cela conduit à réduire le niveau de retraite de la plupart des fonctionnaires. ». Il est clair que l’UNSA Finances essaie, alors que les élections à la Masse se tiendront au mois de mai, de se refaire à bon compte une image d’intransigeance. Il faut se souvenir que l’UNSA a été la seule organisation à voter en faveur de la réforme du B. Cette réforme fait passer la durée de carrière de 28 à 33 ans avec une compensation indiciaire nettement insuffisante. Elle induit de plus des gênes dans les possibilités de progression de carrière à l’intérieur de la catégorie (nouveaux barrages entre grades). L’UNSA Finances se trompe de cible en attaquant la CFDT et non ceux qui veulent dégrader les retraites des fonctionnaires et des salariés du privé. Le communiqué de l’UNSA Fédération UNSA Finances et Industrie.
La CFDT avait juré que l’on ne l’y reprendrait plus après leur signature contestée lors de la réforme des retraites de 2003 ! Et pan ! C’est reparti ! Avant même que le rapport du COR (Conseil d’Orientation des Retraites) ne soit sorti, avant même que le gouvernement ne prenne trop position (élections régionales obligent), avant même toute réunion intersyndicale nationale, la CFDT vient de proposer de réfléchir aux conditions d’unification des régimes de retraite du privé et des fonctionnaires. Celà veut dire à terme, la suppression du calcul des pensions des fonctionnaires sur les 6 derniers mois, dernier acquis de notre statut, qui permet aux fonctionnaires de partir en retraite avec des pensions de niveaux acceptables. N’oublions pas que le niveau des salaires pour la majorité des fonctionnaires est en dessous des salaires du privé (en moyenne), et que les primes ne sont pas incorporées dans leur grande majorité dans le calcul des pensions. N’oublions pas aussi que des régimes complémentaires et parfois sur-complémentaires existent beaucoup d’entreprises du privé et sont payés en grande partie par l’employeur. Il ne s’agit pas ici de monter le public contre le privé, ni le contraire. Mais que la confédération CFDT propose ce genre de régression, tout en sachant que le gouvernement n’attend que ça pour piétiner encore un peu plus la fonction publique et nos derniers acquis sociaux : c’est une provocation certaine envers les fonctionnaires. N’oublions pas l’expérience du passé : les contreparties sont toujours hypothétiques alors que les pertes d’acquis sont souvent certaines. La CFDT aurait-elle décidé de mettre une croix sur ses fédérations de fonctionnaires au profit de ses implantations dans le privé, qu’elle ne s’y prendrait pas autrement. La fédération UNSA Finances et Industrie ne peut admettre ce genre de propos, déconnecté de la réalité et qui reflète une méconnaissance certaine de la fonction publique. En effet, la perte du calcul des pensions sur les 6 derniers mois aboutirait à une diminution de nos pensions de 40%. Un véritable casus-belli pour les fonctionnaires et pour l’UNSA Finances . Il nous faut rappeler que l’UNSA refuse la remise en cause de l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans, qui, en l’état du fonctionnement du marché du travail et des écarts d’espérance de vie à 60 ans, ne pourrait qu’aggraver les inégalités d’accès des assurés au droit à la retraite. Pour l’UNSA, la défense du système par répartition doit s’accompagner d’un taux de remplacement de qualité, qui doit cesser de se dégrader. C’est pourquoi l’UNSA ne s’interdit pas, contrairement aux responsables gouvernementaux, d’explorer la piste de l’élargissement des bases du financement. De même, pour l’UNSA, les thèmes de l’emploi des seniors et de la prise en compte de la pénibilité doivent se situer au cœur du débat. La préservation de notre système de retraite est un sujet trop sérieux pour accepter qu’il soit traité à coup de slogans. C’est pourquoi l’UNSA entend se préparer sérieusement à cette échéance, en y associant l’ensemble de ses structures. Le Mercredi 20 Janvier 2010, Paris, le Secrétariat National de l’UNSA Finances et Industrie. Retraites : la confédération CFDT veut "une réforme ambitieuse et non un énième bricolage du système actuel" ! Jean-Louis Malys, secrétaire national, précise la position de la CFDT sur le dossier sensible de la réforme des retraites. La question de la réforme des retraites commence à faire couler beaucoup d’encre. Comment se positionne la CFDT sur ce dossier sensible ? Nous sommes favorables à l’organisation d’un grand débat national sur les retraites qui permette de mettre tous les sujets sur la table. La discussion ne peut en effet être limitée aux seuls paramètres de la durée de cotisation, de l’âge légal de départ à la retraite ou bien encore du mode de calcul des pensions. La CFDT souhaite une réforme ambitieuse et non un énième bricolage du système actuel. La presse évoque la volonté de la CFDT de rapprocher les régimes de retraite du privé et des fonctionnaires. Peux-tu nous en dire davantage ? A l’heure où le nombre de salariés qui ont travaillé à la fois dans le public et dans le privé se multiplie, nous souhaitons réfléchir à un système qui permette, à terme, que ces va-et-vient ne pénalisent ces personnes au moment de leur départ à la retraite. Plus généralement, rapprocher progressivement les deux systèmes apparaît comme une solution pertinente pour répondre à la très grande diversité de carrières que vont connaître les générations qui arrivent aujourd’hui sur le marché du travail. Cette volonté de rapprocher les régimes ne risque-t-elle pas de remettre en question le calcul des pensions des fonctionnaires basé sur les six derniers mois de leur carrière ? Encore une fois, nous réfléchissons à une réforme d’ampleur du système. Modifier le paramètre des « 6 mois » de cotisation n’a aucun sens si cela conduit à réduire le niveau de retraite de la plupart des fonctionnaires. Pour la CFDT, la réforme ne doit pas avoir qu’un objectif comptable à court terme. Elle doit assurer l’avenir de notre système par répartition pour les trente ans à venir. C’est pourquoi, toutes ces questions seront abordées par la CFDT lors de son prochain congrès en juin prochain. Paris, le 21 janvier 2010. |
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