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> Les exigences du syndicalisme mondial face à la crise
Dépêche publiée le mardi 24 mars 2009
Dans le cadre d’une campagne mondiale appelant les gouvernements du G20 à agir pour sortir l’économie mondiale de la récession et mettre au point un nouveau plan d’action pour la création d’emploi, la réglementation financière et la gouvernance mondiale, les syndicats aux quatre coins du monde présentent, le 23 mars, un ensemble commun de demandes à leurs gouvernements nationaux. Le plan d’action syndical en cinq points, qui inclut des propositions politiques détaillées, décrit les mesures requises pour s’attaquer à la crise et construire une économie mondiale plus équitable et plus durable pour l’avenir. Le plan préconise :
Un nouveau cadre juridique international, pour la réglementation de l’économie globale et la réforme des institutions financières et économiques internationales (FMI, Banque mondiale, OCDE, OMC). « Si les gouvernements du G20, réunis à Londres, ne parviennent à tomber d’accord que sur des demi-mesures, ils auront failli à leurs responsabilités. En tant que principales puissances économiques mondiales, ils ont la responsabilité et la possibilité de tourner la page du néolibéralisme défaillant du passé et de conduire la globalisation vers une toute nouvelle direction », a dit Guy Ryder, secrétaire général de la CSI. Un casino où les coups sont permis « La réglementation inconsistante, voire inexistante, de l’activité bancaire et financière a converti l’économie mondiale en un casino où tous les coups sont permis, plongeant le monde dans une profonde récession et entraînant la perte de dizaines de millions d’emplois. Des solutions doivent être trouvées d’urgence. Un autre pilier fondamental de la relance et de la réforme, à savoir la création d’emplois décents et durables et l’augmentation du pouvoir d’achat, mérite qu’on lui accorde une attention toute particulière à l’occasion au G20 », a dit John Evans, secrétaire général de la CSC-OCDE. La Déclaration de Londres attire l’attention sur le risque bien réel d’une déflation des salaires et souligne le fait que l’inégalité croissante des revenus de par le monde figure parmi les principaux facteurs de la récession actuelle, dès lors que le pouvoir d’achat des travailleurs ne suffit pas à maintenir la demande pour les marchandises et les services. « L’économie réelle, le travail décent et la réduction de la pauvreté ne peuvent plus être laissés en marge de la politique globale. Le G20 doit éviter de limiter ses horizons en se contentant d’apporter des changements insignifiants à un système noyé dans le discrédit. Il lui revient de présider à une révision complète de la manière dont l’économie mondiale est gérée. Ceux qui pensent qu’ils pourront retourner aux vielles habitudes se trompent sérieusement », a dit Guy Ryder. Pour une économie verte Les propositions syndicales insistent, d’autre part, sur la nécessité d’une action urgente sur le changement climatique, à la lumière du coût environnemental, social et économique monumental de l’inaction. Les gouvernements devraient, dès à présent, mettre en œuvre une réponse fiscale mondiale coordonnée à la crise économique pour aiguiller le monde sur la voie d’une « économie verte ». La création d’emplois verts et les mesures visant à garantir une « transition juste » au sein des communautés et des secteurs affectés par la conversion vers une production respectueuse de l’environnement sont essentielles pour atteindre les niveaux requis d’émissions de gaz à effet de serre et contribueront à sortir le monde de la récession. « Les gouvernements disposent, dès à présent, des leviers leur permettant d’aiguiller le monde vers une croissante verte. Manquer une telle opportunité serait une tragédie pour l’humanité tout entière, ainsi que pour l’avenir de la planète », a conclu Evans. Bruxelles, le 23 mars 2009 |
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