|
| La Fédération | DGFiP | Douanes | CCRF & Labos | INSEE | Les Centrales | Les Syndicats |
|
> Douanes
> 3) Réunions (...)
> 1 - Groupes de
> Formation_Profe
> dépêche 844 : Groupe de travail « formation professionnelle »
Fusion des écoles de Rouen et La Rochelle :« Ça dépend de la pile du nouveau ministre. » Dans sa déclaration préalable (à consulter ici), la CFDT a exigé que la fusion des écoles de formation des agents C et B, sujet très sensible si elle devait se produire, fasse l’objet d’échanges et de réflexions nourris. Nous ne souhaitons pas que les agents et leurs représentants soient mis au pied du mur de manière éhontée à l’instar des collègues des CISD de Rouen et Lyon. Où en est-on ? Pour l’heure, la DG a simplement affirmé que l’étude de faisabilité avait été réalisée et déposée sur le bureau du ministre…qui depuis a changé ! Toute discussion sur les modalités de la fusion ne pourra avoir lieu que si le ministre valide préalablement cette étude. Une réponse n’est pas attendue avant l’été ; tout dépendra dans quel ordre de priorité sera rangé le dossier dans la pile du nouveau ministre. Les motivations ? La DG a fait part de ses motivations : elle désire renforcer, par cette fusion, la synergie des deux branches. On en parle beaucoup, mais ce n’est pas si simple : regrouper sur un seul site (La Rochelle) les formations des agents de catégorie C et B des deux branches permettrait, selon la DG, de progresser dans ce domaine. L’heure des bilans !Un outil de la performance sacrifié sur l’autel…de la performance ! La CFDT a fait part du nombre élevé de demandes de formation par les agents qui sont refusées et du manque important de formateurs permanents et occasionnels (relation de cause à effet ?). Concrètement : les responsables hiérarchiques hésitent à envoyer des agents en formation puisque cela impacte leurs indicateurs de performance, ou rechignent carrément à laisser partir des éléments « moteurs » par peur de voir les résultats du service baisser. Certains CSD vont même jusqu’à annuler des formations locales au bénéfice d’un service opérationnel ! Pour la CFDT, si un indicateur opérationnel existait pour la formation, cela permettrait de concilier performance et formation. Actuellement, le taux de disponibilité des services est impacté par chaque action de formation professionnelle. Formation initialeConcernant les stages « découvertes », la CFDT a signalé les difficultés rencontrées par les agents et les directions :
Quid des agents composant les jurys ? C’est le volontariat qui primera …ou les volontaires désignés d’office ! Formation Continue : la DG s’auto glorifie !Dans ses bilans, la DG se satisfait grandement du ratio d’agents formés : c’est bien connu, on peut faire dire ce que l’on veut à des statistiques. N’oublions pas cependant la part importante que représente la formation obligatoire (Tir, TPAI, nouveaux métiers, etc.) dans ces chiffres. D’autant que les conférences « CAP 2012 », dispensées à une très grande majorité des personnels, ont été recensées dans les statistiques de la formation professionnelle ! Pour la CFDT, la réalité est différente : il aurait été intéressant d’avoir le ratio formations suivies/formation demandées comme nous l’avons signifié dans notre déclaration. La Direction Générale s’est donc engagée à nous fournir ces statistiques prochainement. Contentieux au rabais !Concernant les formations à la matière contentieuse (matière assez vaste entre PCI, SILCF, les pouvoirs, les procédures, etc.), les chiffres laissent apparaître 1,5 jours de formation dispensé à 25% des agents. Pour la CFDT, c’est insuffisant ! A notre sens, tous les agents concernés devraient pouvoir bénéficier d’une action de formation complète (stages d’une semaine sur les évolutions réglementaires, l’application PCI, etc.) sur une période de cinq ans. Cela permettrait de se mettre à jour régulièrement dans une matière qui évolue au rythme des nouveaux courants de fraude. La DG a affirmé partager notre opinion et vouloir ainsi développer ces stages au niveau local. Dont acte… Quant aux agents de Paris-Spécial, nombreux sont ceux qui n’ont pu bénéficier, dans leurs directions d’accueil, des stages de remise à niveau. Mais peut-on être sur le terrain, remplacer les absents et se former ? Il est trop facile pour l’administration de répondre que ces agents sollicitent peu de stages afin de ne pas perdre leurs frais de déplacement. Dans le même temps, de nombreuses demandes ne sont pas accordées. Formation des agents quittant les CISD : un poisson d’avril avant l’heure !Les personnels des CISD qui ferment (Rouen et Lyon), agents pour la plupart recrutés en contractuels (et qui n’ont donc pas suivi de formation initiale), auront « droit » à une formation de 3 jours …consistant en une présentation de l’actualité douanière. On a bien cru à un poisson d’avril : pour des agents affectés depuis leurs débuts sur des tâches de saisies, et qui vont pratiquement découvrir la douane, leur « donner des repères » par le biais de cette formation s’avère plutôt saugrenu. La CFDT a exigé qu’une formation digne d’un véritable recyclage, au moins semblable aux stages de changement de branche, soit offerte aux agents qui en feront la demande. Selon la DG, ce ne sera pas faisable localement, mais elle accepte de donner la possibilité aux agents concernés de s’inscrire pour ces stages, même dans les années à venir. Management : entrez dans la dimension « humaine » !Dans sa présentation des formations au management (un thème en vogue), la DG affirme sa volonté d’introduire une dimension humaine… Il serait temps ! La CFDT a rappelé les lacunes en la matière : la réalité du terrain est marquée de plus en plus par des comportements « hors limites » (menaces, propos intolérables etc.). La prise en compte des relations interpersonnelles est donc une nécessité, voire une urgence. Un guide de la déontologie sera diffusé dans les semaines à venir à l’attention des personnels : un outil accessible et utilisable par tous afin de prévenir les écarts. Et la reconnaissance des chefs d’équipe ? La CFDT a souligné que les fonctions de chef d’équipe constituent le premier maillon, essentiel, de l’encadrement de la surveillance. Il s’agit bien du vrai rôle d’animation au quotidien (gestion, LCF, relations avec les usagers, etc.). Il serait donc utile de prendre en compte les difficultés de leurs tâches au travers de formations spécifiques au niveau local et de valorisation de l’activité. La DG rejoint notre point de vue et étudiera la question. La fracture numérique ?L’informatique constitue désormais un outil indispensable de la vie professionnelle des douaniers, notamment dans la branche CO. Pour la CFDT, il est donc primordial de doter les écoles de Rouen et La Rochelle de moyens supplémentaires, à l’instar de ce que la DG a su « aisément » faire à l’END Tourcoing, en mettant un ordinateur portable à disposition de chaque stagiaire. De fait, les inspecteurs élèves bénéficient à la fois de salles informatiques dédiées et d’ordinateurs portables. Pourquoi ne pas donner les mêmes moyens aux autres stagiaires ? D’autant plus que les salles informatiques de Rouen et La Rochelle ont une capacité d’accueil limitée. Devant nos interventions soutenues, la DG a finalement déclaré qu’aucune décision n’était arrêtée et que cela mérite des approfondissements. De nouveaux droits, mais avec quels moyens ?Dans ses revendications en matière de formation professionnelle, la CFDT attache une grande importance à la RAEP (reconnaissance des acquis de l’expérience professionnelle) et au DIF (droit individuel à la formation). Ces deux dispositifs accordent de nouvelles possibilités et de nouveaux droits pour les salariés et à fortiori les fonctionnaires, dans leurs évolutions professionnelles. A ce titre, la CFDT s’est inquiétée du nombre insuffisant de formateurs RAEP au sein de la DGDDI. La DG s’est voulue rassurante en expliquant que :
Au sujet du DIF (schématiquement : les agents ont droit à 20 heures de formation par an cumulables jusqu’à 120 heures pour suivre une formation en rapport avec un projet professionnel), la CFDT souhaite que ce nouveau dispositif fasse l’objet d’une plus large information auprès des agents. En Surveillance notamment, il est difficile de consulter régulièrement les notes publiées dans Aladin. Dans certaines directions, ce n’est même pas possible, car ces notes ne sont pas diffusées aux agents et s’arrêtent au chef de service. La DG a su organiser des vastes campagnes pour CAP 2012 : pourquoi ne saurait-elle pas faire lorsqu’il s’agit de nouveaux droits pour les agents ? La reconnaissance du fait syndical dans les écoles !La CFDT a demandé que la présentation des organisations syndicales au sein des écoles soit rendue obligatoire. En effet, la reconnaissance du fait syndical doit être reconnue à sa juste mesure de composante de la vie au travail et en société. Il s’agissait, pour la CFDT, de faire prendre conscience à l’administration que c’est également son rôle de sensibiliser les agents stagiaires sur l’importance du dialogue social et de la représentativité syndicale. Sans aller ainsi jusqu’à imposer ces présentations aux agents, la DG donnera des instructions dans les écoles pour inciter les agents à y assister. En conclusion, ce groupe de travail, attendu depuis un moment, n’a pas levé notre scepticisme sur la réelle volonté de donner les moyens d’une formation professionnelle ambitieuse. Trop d’agents sont déçus par les possibilités de formations. La DNRFP souffre quant elle d’un manque cruel de formateurs, les directions étant peu enclines à prioriser l’axe formation… Ce sont évidemment les conséquences d’une politique de la performance, de la dictature des indicateurs face à une matière non opérationnelle, qui constitue un investissement à moyen et long terme. Le but des écoles est de remplir les statistiques, en étant continuellement occupées, mais l’accent est-il mis sur la qualité, alors que les formateurs sont surchargés et en sous-effectifs au regard d’une charge de travail toujours croissante ? Pour autant, la CFDT a fait diverses propositions pour tenter d’améliorer l’existant, propositions que la DG semble partager, en partie. Les actes suivront-ils ? Nous attendons à présent que le brouillard se dissipe autour de la fusion des écoles de Rouen et La Rochelle. Paris, le 29 mars 2010. |
Rechercher
Les Dossiers |
|||||||||||
|
CFDT-Douane 2-8 rue Rebuffat 75019 PARIS - Téléphone: 01.56.41.55.50 Télécopie: 01.56.41.55.59 Courriel: douanes@cfdt-finances.fr |
|||||||||||||